Blog consacré aux Rickshaw Wallahs et relayant un voyage Dhaka-Delhi à vélo-rickshaw (oct 2008-mars 2009)
C’est une fin d’apm. Le soleil est flamboyant. Il s’est fait boule rouge et roule dans le ciel. Derniers coups de pédale sur tes terres tu sais. Je flâne. Je n’ai pas envie d’avancer. Qu’est ce que tu me fais là à me rendre "triste". Quand on se quitte…
Je n’ai fais que glisser sur tes terres au fond, je n’ai fait que passer. Il y a toutes ces questions auxquelles je n’ai pas trouvé de réponses, des clichés, des images, des situations, des instants, des hommes des femmes des enfants, qui resteront à jamais des interrogations. Il y a toutes ces photos que je n’ai pas prises, que je n’ai pas pu prendre, que je n’ai pas su prendre. Il y a ces odeurs, ces sonorités aussi qui resteront tiennes, que je n’emmènerai pas. Il m’aurait peut-être fallu une toute autre mémoire plus apte à absorber tout ce que tu as à donner. Tu as tant à donner. Et tu donnes tant. Et ma mémoire est ce qu’elle est. Elle a gravé ce qu’elle a pu. Pour le reste, je m’en remets à mon inconscient qui me rappellera à toi dans mes nuits. Et je viendrai à toi. Pendant des mois, des mois encore, pendant des années.
Il n’y aura pas de témoin des méandres de notre relation. Personne n’en saura rien. On gardera ça pour nous. Rien que pour nous deux.
Et si j'osais, je te dirai "Je t’aime Bangladesh…"
Jean Louis
(à suivre)